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Bonne ou mauvaise dette : faites les bons choix !

09/12/2010 8 commentaires

Je n’aime pas les dettes. Mais alors pas du tout. Le nom de ce blog est plutôt très explicite à ce sujet ! Une dette peut non seulement être mauvaise pour la santé, mais en plus elle coûte souvent beaucoup d’argent. Pourtant, certaines dettes ne sont pas si mauvaises que ça, au contraire. Une bonne dette peut vous faire gagner de l’argent.

Petite explication : une bonne dette est un emprunt réaliser pour financer quelque chose qui vous permet de gagner de l’argent. Un emprunt qui rapporte, ça peut paraître bizarre, mais ça existe.

Vous pouvez emprunter de l’argent pour acheter quelque chose dont la valeur va augmenter. C’était le cas de l’immobilier par exemple ces dix dernières années par exemple : on pouvait acheter (presque) n’importe quoi, attendre un peu, revendre plus cher et empocher la plus-value.

Malta - Euros (Coins)On parle alors d’effet de levier. Ce qui signifie que, grâce à un emprunt, vous pouvez financer quelque chose :
1. que vous ne pouviez pas financer seul ,
2. qui rapporte plus d’argent que ce qu’il coûte (ou a coûté).

Par opposition, une mauvaise dette est un emprunt réalisé pour financer quelque chose qui ne vous rapporte rien. Emprunter pour acheter une télévision est l’exemple parfait de la mauvaise dette.

Attention, ce n’est pas toujours évident de faire la distinction entre une bonne et une mauvaise dette.

Je reviens sur l’exemple de l’immobilier. La valeur d’un bien immobilier augmente toujours, c’est bien connu. La pierre, c’est un investissement sans risque. C’est du solide. Sauf que c’est faux : un investissement immobilier peut s’avérer être une véritable catastrophe, même si au départ tout sembler indiquer que le succès serait au rendez-vous. Pourquoi ? Parce qu’on ne maîtrise pas tout. Aux Etats-Unis, le marché immobilier a fait un plongeon historique. Pour minimiser le risque, la meilleure solution est d’être extrêmement bien informé, que ce soit sur le marché en question, les rendements possibles, les assurances, la fiscalité, etc.

Les emprunts pour l’achat d’une voiture personnelle sont également très courants. Pourtant, à de très rares exceptions près, toutes les voitures perdent très vite leur valeur. Une voiture personnelle n’est absolument pas un investissement. Un emprunt pour l’acheter est une mauvaise dette. Par opposition, un véhicule professionnel peut, lui, être un investissement (pour un taxi par exemple) et dans ce cas il s’agit d’une bonne dette.

Mon conseil est simple : débarrassez-vous de vos mauvaises dettes si vous en avez, et ne négligez pas les possibilités d’emprunt si cela peut vous aider à gagner plus !

Creative Commons License crédit photo : marfis75

Combien vous coûte votre travail ?

07/04/2010 6 commentaires

Si, comme la plupart des ménages, votre revenu principal vient de votre emploi, avez-vous déjà songé à combien cela vous coûte de travailler ? Nous allons faire le calcul ensemble, en partant sur des chiffres moyens et généraux évidemment, mais n’hésitez pas à faire votre calcul en utilisant les chiffres qui vous concernent personnellement.

Le transport : en France, en zone dite urbanisée, 55% de la population se déplace tous les jours en voiture (33% à pied ou en vélo, 12% en transports en commun d’après l’INSEE). Si vous faites partie de ceux qui utilisent leur voiture, sachez que la distance moyenne parcourue se situe aux alentours de 40km par jour (d’après Les Echos). En prenant une consommation moyenne de 6l pour 100km, pour 21 jours de travail par mois, vous consommez donc 40 x 6 / 100 * 21 = 50.4 litres par mois. Si comme les trois quarts des Français vous utilisez une voiture à moteur diesel, vous payez en moyenne 1.20 euros par litre de carburant. Au final, ce trajet vous revient à 60 euros par mois. Sans compter l’entretien du véhicule (vidange de l’huile, changement de pneus, etc.) et l’assurance ! Pour ma part, j’utilise les transports en commun ainsi que mes jambes, ce qui me revient également à 60 euros par mois.

L’habillement : selon votre métier, il est possible que l’on vous fournisse un uniforme (forces de l’ordre, hôtesse de l’air, etc.) et dans ce cas vous avez la chance de ne rien payer pour votre habillement, ou, au contraire, vous devez vous vêtir d’une manière particulière pour aller travailler. C’est mon cas, je travaille dans un bureau qui reçoit des visiteurs, en particulier des clients. Le costume est donc de rigueur. Je ne choisis rien de bien exceptionnel, pas de grand couturier évidemment, que des costumes classiques indémodables afin de les garder plus longtemps. Même principe pour la chemise, la cravate et les chaussures qui vont avec le costume. Chaque année, je dois acheter peut-être un costume, quelques chemises et cravates pour remplacer celles qui ont été malencontreusement abîmées (en particulier pendant le déjeuner, je suis un spécialiste !) ou tout simplement usées, ainsi qu’au moins une paire de chaussures. Au total, cela représente un budget de 400 à 500 euros par an, soit environ 40 euros par mois.

Les repas : peut-être avez-vous la chance de pouvoir rentrer chez vous à midi ? Dans mon cas c’est impossible et il faut donc prévoir le déjeuner sur place. Dans la plupart des cas, mon programme est un sandwich et une petite promenade quand il fait beau, sinon sandwich au bureau et un peu de lecture. Toutefois, une ou deux fois par semaine, je prévois un déjeuner au restaurant avec des collègues (ou d’ancien collègues) pour diverses raisons : discuter d’un projet, se connaître en dehors du travail, développer mon réseau de relations, etc. Mon bureau étant situé en plein centre ville, tout ceci coûte plutôt cher et doit représenter environ 150 euros par mois.

Au total, je dépense donc 250 euros par mois parce que je travaille ! Comment réduire ce montant ? Si vous utilisez votre voiture, essayez de regarder du côté des transports en commun. Pour l’habillement, essayez de trouver des magasins moins chers ou profitez des soldes. En ce qui concerne les repas, rien n’est plus économique que les repas faits maison !

Pour aller plus loin, peut-être avez-vous la possibilité de trouver un emploi plus proche de chez vous, avez-vous déjà essayé ? Avec un peu de chance, vous pourrez vous y rendre à pied, travailler en tenue décontractée, rentrer chez vous le midi et donc réduire toutes les dépenses évoquées ici à presque rien !

10 astuces pour consommer moins d’essence

03/06/2008 Aucun commentaire

Avec la flambée des prix des carburants, nous sommes de plus en plus nombreux à chercher des moyen d’en consommer moins. L’essence sans plomb 95 et 98 est même en passe de devenir moins chère que le diesel, autrefois synonyme de grasses économies ! J’avais déjà évoqué quelques idées simples pour utiliser sa voiture moins souvent, je vais maintenant vous proposer 10 astuces supplémentaires pour réduire encore plus vos dépenses en carburant.

  1. Levez le pied : en roulant moins vite, vous diminuez votre consommation.
  2. Roulez plus cool : évitez les accélérations brusques et les coups de frein. En effet, c’est à l’accélération que votre voiture consomme le plus.
  3. Videz votre voiture : moins elle est lourde, moins elle consomme.
  4. Enlevez vos barres et votre coffre de toit lorsque vous ne vous en servez pas : ils augments la résistance à l’air et donc la consommation de carburant.
  5. Coupez la climatisation quand elle n’est pas indispensable. C’est particulièrement conseillé à faible vitesse, où vous pouvez ouvrir les fenêtres sans que le bruit et le vent ne soient vraiment gênants. L’économie réalisée dépend grandement des modèles. Ma voiture consomme environ 1 l/100km de plus lorsque la climatisation fonctionne.
  6. Utilisez le régulateur de vitesse (si vous en avez un): ça vous évite de donner des coups d’accélérateurs. Encore une fois, plus votre conduite est cool, moins vous consommez.
  7. Coupez le moteur si vous devez rester à l’arrêt pendant un long moment : par exemple à un passage à niveaux, en attendant quelqu’un, etc.
  8. Vérifiez la pression de vos pneus : des pneus mal gonflés ont un frottement excessif sur la route et augmentent donc sensiblement votre consommation.
  9. Achetez votre carburant dans les supermarchés : en général ce sont les moins chers et on entend souvent dire que l’essence qu’ils vendent proviennent des mêmes raffineries que les grandes marques.
  10. Entretenez votre véhicule, en particulier changez le filtre à air, les bougies et le filtre à essence (ou gasoil) si nécessaire.

Voilà donc 10 astuces qui devraient vous permettre de réduire sensiblement votre consommation d’essence. Testez et dites-moi ce que vous en pensez ! De toute façon, je reviendrai sur ce sujet d’ici peu, avec encore plus de moyens de réduire votre budget voiture.

Les voitures d’occasion : une économie assurée (suite)

04/12/2007 un commentaire

Dans mon précédent article sur les voitures d’occasion, j’ai oublié de prendre en compte un cas particulier : celui d’un conducteur (que j’appellerai conducteur C) qui achète une voiture neuve et la garde jusqu’à atteindre 200,000 km. Calculons ensemble le prix de revient annuel de cet achat.

Pour rappel, le conducteur A achète une voiture neuve tous 50,000 km et le conducteur B achète une voiture d’occasion tous les 150,000 km. Pour faire 200,000 km, le conducteur A aura payé 40,000 € et le conducteur B 13,300 €. Le conducteur C, lui, aura payé 20,000 € (prix de la voiture neuve): il s’agit donc d’une solution intermédiaire entre le conducteur A et le conducteur B. Le conducteur B gagne donc environ 6,700 € par rapport au conducteur C. Sachant que 200,000 km sont parcourus en moyenne en 13 ans, ça fait donc une différence d’environ 500 € par an.

Bien sûr, on peut supposer que le conducteur C, disposant d’une voiture neuve, aura 0 frais de réparation pendant les 3 premières années. Mais ensuite, il payera environ autant (sur 10 ans) que le conducteur B. Donc il va économiser 500 x 3 = 1,500 € les 3 premières années, mais payer un surcoût de 500 x 10 = 5,000 € pour les 10 années suivantes.

Evidemment, tous ces calculs sont sujets à des variations (nombreuses) liées au modèle, au kilométrage et à l’entretien de la voiture. Au manque de chance aussi. Mais au final, à mon avis, acheter une voiture neuve semble toujours être une mauvaise affaire (d’un point de vue financier) par rapport à un modèle d’occasion.

Les voitures d’occasion : une économie assurée

03/12/2007 Aucun commentaire

Je l’avais évoqué dans mon précédent article : les voitures d’occasion sont de meilleures affaires que les voitures neuves. En tout cas, c’est ce qu’on entend souvent. Nous allons étudier ça ensemble. Mais avant tout, une petite remarque : l’idée ici est de chercher une solution économique. Si vous aimez changer souvent de voiture, c’est votre droit mais soyez conscient du surcoût que cela représente.

La décote d’une voiture neuve est importante et rapide : elle perd 25% de sa valeur la première année, 50% au bout de 3 ans environ. Partons du principe qu’un conducteur moyen (conducteur A) fait 15,000 km par an et qu’une voiture moyenne peut être utilisée jusqu’à 200,000 km. En 3 ans, le conducteur moyen aura donc usé environ 25% de sa voiture (45,000 km, arrondissons à 50,000 km pour simplifier les calculs) en payant la moitié de sa valeur. Si un autre conducteur (conducteur B) rachète cette voiture à ce moment et l’use jusqu’à atteindre 200,000 km, il aura donc usé 75% (150,000 km) de la voiture en payant lui aussi la moitié de sa valeur ! Le conducteur B aura donc fait 3 fois plus de kilomètres que le conducteur A pour le même prix d’achat !

Evidemment, il faudrait tenir compte du prix des réparations qui va en augmentant avec les années, le coût de l’assurance qui diminue progressivement, etc. Ces coûts sont trop variables pour les intégrer au calcul. Mais cherchons ensemble à voir les choses différemment et supposons que la voiture de notre exemple coûte 20,000 € neuve.

Pour faire 200,000 km, le conducteur A aura besoin de 4 voitures environ (4×50,000 km). Le conducteur B, lui, en utilisera deux, l’une pendant les 150,000 km restant avant la casse, l’autre pendant 50,000 km. Le conducteur A dépensera donc 4 x 10,000 = 40,000 € pour 200,000 km, alors que le conducteur B dépensera environ 10,000 (pour les 150,000 km) + 3,300 (pour les 50,000 km) = 13,300 €. Une différence de 26,700 € ! Sachant que 200,000 km sont parcourus en moyenne en 13 ans, ça fait donc une différence d’environ 2,000 € par an. Le conducteur B sera gagnant tant qu’il dépensera moins de 2,000 € par an en réparations (et en supposant que le conducteur A n’en fait aucune).

Mon conseil : achetez une voiture qui a 3 ans et un faible kilométrage, et placez ces 2,000 € par an sur un compte épargne si vous le pouvez. Ils vous serviront à payer les réparations et à financer l’achat de la voiture suivante !

Mise-à-jour: j’ai rajouté un troisième exemple pour compléter cet article.