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Les mauvais moments pour investir en bourse

09/07/2010 Aucun commentaire

Personne ne peut prédire avec certitude quelle sera l’évolution de la bourse dans les jours à venir. Encore moins dans les mois et les années à venir. Professionnels ou particulier, tous les investisseurs sont à la même enseigne de ce point de vue. Même l’homme le plus riche du monde ne peut prévoir les variations du marché, mais seulement les suivre. En revanche, je peux vous dire qu’il y a au moins trois moments où il ne faut pas investir en bourse.

1. N’investissez pas en bourse tant que vous n’en avez pas les moyens.

Ca peut paraître évident mais j’ai connu plusieurs personnes à la fois à découvert en permanence et détentrices d’actions. Elles payaient probablement plus en agios que ce qu’elles gagnaient grâce à leurs actions ! Si vous avez des dettes, il est plus utile de les rembourser au plus vite que de vouloir gagner un peu plus grâce à des investissements boursiers. Une exception éventuellement : les emprunts immobiliers.

Plus généralement, si vous avez du mal à vous en sortir au quotidien et que vous êtes limite à la fin de chaque mois, ce n’est pas le moment de penser à investir en bourse. Essayez de réduire vos dépenses et augmenter vos revenus, vous pourrez investir une fois que vos finances seront un peu plus confortables.

En d’autres termes, n’investissez que l’argent que vous pouvez vous permettre de perdre (même si ce n’est pas le but, nous sommes bien d’accord :-) ).

2. N’investissez pas en bourse tant que vous n’avez pas les connaissances nécessaires.

Le meilleur moyen de tout perdre serait d’investir dans quelque chose sans rien n’y comprendre. Le plus simple pour faire ses premiers pas en bourse (et même les suivants) est d’investir dans Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières (OPCVM), c’est-à-dire des Sociétés d’Investissement à Capital Variable ou des Fonds Communs de Placement (les fameux FCP et SICAV). Ce sont des organismes qui investissent (en bourse et/ou ailleurs, selon l’organisme) l’argent que vous leur confiez, ainsi que l’argent de tous les autres investisseurs qui y souscrivent.

L’un des intérêts est que vous bénéficiez ainsi de l’expertise professionnelle du gestionnaire, qui choisit les investissements pour vous. Ce type de produit est parfaitement adapté à cette méthode simple pour investir en bourse. Ceci dit, avant d’investir dans un OPCVM, renseignez-vous bien sur son fonctionnement, les frais que vous devrez lui payer (ils ne travaillent pas gratuitement malheureusement), dans quoi il investit, etc.

Plus généralement, n’investissez pas dans quoi que ce soit tant que vous ne connaissez pas correctement le domaine concerné !

3. N’investissez pas en bourse tant que vous n’avez pas prévu une date de sortie.

C’est probablement ce à quoi l’on pense le moins quand on investit en bourse. Prévoir une date de sortie, cela revient à déterminer combien de temps on souhaite être investi et en dériver sa stratégie d’investissement. Je ne parle pas ici des day traders (ceux qui achètent et vendent tous les jours ou presque et en tirent des plus values), mais plutôt de l’investissement en tant qu’épargne à plus long terme.

Chacun adopte la stratégie qui convient à sa situation, mais en général on peut dire que plus on investit sur le long terme, plus on peut avoir une stratégie agressive et investir dans des produits risqué mais potentiellement à haut rendement. Inversement, plus l’horizon d’investissement est court (quelques années par exemple), plus l’investisseur devra éviter les risques, en choisissant par exemple d’acheter des SICAV qui investissent dans les obligations d’Etats européens. Les rendements seront évidemment plus faibles dans ce cas-là. Tant que vous ne savez pas quand vous vendrez, vous ne pouvez pas acheter.

Pour terminer, je voudrais ajouter deux petites recommandations qui pourront vous éviter de grandes peines :

  • N’investissez pas en bourse de l’argent que vous avez emprunté
  • Méfiez-vous de tous les investissements boursiers qui comportent un effet de levier, parce qu’ils comportent un effet de massue tout aussi important (mais qu’on ne mentionne pas, évidemment).

Tout ceci semble évident, mais ça va toujours mieux en le disant !

On en parle – Édition du 22 mai 2010

22/05/2010 2 commentaires

On en parle est une rubrique destinée à partager avec vous les articles publiés récemment sur d’autres blogs francophones, en rapport avec les finances personnelles ainsi que le développement personnel (et parfois d’autres sujets plus ou moins liés), et qui ont retenu mon attention. Sans ordre particulier, les voici :

  • Vous avez de l’argent à placer, mais les investissement traditionnels ne vous déduisent pas, ou plus, surtout en cette période tumultueuse pour les marchés financiers. Avez-vous déjà pensé à investir dans le vin ? (Riche Idée)

Je vous souhaite une bonne lecture et un excellent week-end !

Bourse : un nouveau réseau pour obtenir les meilleurs conseils

19/05/2010 Aucun commentaire

Cortal Consors a annoncé hier la naissance de hopee, « le premier réseau social boursier en France ». Je ne sais pas s’il c’est réellement le premier, puisqu’il existe des centaines de forums dédiés à la bourse qui sont, eux-aussi, des réseaux sociaux. Même si le nom du site de me plaît pas (tous ces sites en –oo, –ee, etc. font un peu ringard), leur système a attiré mon attention et je me suis dit qu’il pourrait vous intéresser également, que vous soyez un novice de la bourse ou un investisseur chevronné.

Avant d’aller plus loin, et pour lever toute ambigüité, je tiens à préciser que je n’ai aucun lien avec ces sociétés et je ne suis pas payé pour écrire cet article.

Ce nouveau service est présenté dans la presse comme une sorte de Facebook de la bourse. Comme c’est gratuit et facile d’accès (l’inscription se fait en quelques clics), j’y ai fait un petit tour par curiosité et je vous invite à faire de même, si vous êtes intéressé par ce type d’investissement.

Comme Facebook, hopee permet d’échanger des informations très facilement avec votre réseau de connaissance. C’est le minimum qu’on attend d’un réseau social après tout !

Mais le point fort de hopee, c’est qu’il inclut un système de notation des utilisateurs. Tout le monde peut donner son avis sur une société ou son pronostic sur un cours. Ensuite, cet avis est évalué selon plusieurs critères (nombre de recommandations, taux de réussite et performance réalisée) et une sorte de note de fiabilité est attribuée à l’utilisateur.

Vous l’aurez compris, le principal intérêt est de pouvoir connaître très rapidement les conseils boursiers des utilisateurs les mieux notés (donc ceux qui sont les plus fiables d’après le système d’évaluation), ce qui pourra vous orienter dans vos propres choix d’investissement. Serait-ce là l’ultime méthode pour investir en bourse ?

Enfin, un système de classement crée un petit esprit de compétition entre les différents utilisateurs, ce qui rajoute un peu plus de piment à ce service, d’autant plus que les boursicoteurs ont tendance à aimer comparer leur performance avec celle des autres.

Les livrets d’épargne : choisir un livret non réglementé

20/04/2010 2 commentaires

Ceci est la troisième et dernière partie d’une série d’articles sur les livrets d’épargne (ou comptes d’épargne). La première partie abordait la différence entre livrets réglementés et livrets non réglementés. La seconde partie présentait les caractéristiques des différents livrets réglementés (taux, plafonds, conditions d’accès) pour vous permettre de choisir celui qui vous convient. Nous allons maintenant voir ensemble pourquoi les livrets non réglementés peuvent également vous intéresser, en particulier depuis que le plus populaire des livrets réglementés, le livret A, vous fait perdre de l’argent !

Caractéristiques

Pour rappel, les livrets non réglementés, appelés parfois super livrets, ont des conditions fixées librement par chaque banque. Leur plafond (quand il y en a un) est généralement bien plus élevé que ceux des livrets réglementés et vous pouvez détenir autant de comptes que vous le souhaitez. Dans tous les cas, votre argent est toujours disponible.

Fiscalité

En revanche, ces livrets sont soumis à l’impôt sur le revenu soit lors de votre déclaration annuelle, soit par le prélèvement forfaitaire libératoire (PLF). Ils sont également soumis aux prélèvements sociaux. Au total, ça nous fait 30,10% d’impôts à l’heure où je vous écris.

Ce qui veut dire qu’un super livret à 2,50% bruts vous rapporte en réalité 1,75% (mieux qu’un livret A qui est à 1,25% actuellement).

Gardez bien en mémoire que les taux proposés pour ces super livrets sont des taux bruts, c’est-à-dire avant imposition. C’est le cas pour toutes les offres citées sur ce blog.

Banque en ligne ou banque traditionnelle ?

Etant donné que chaque banque peut décider librement des caractéristiques de ses livrets non réglementés (en particulier le taux d’intérêt), vous pouvez comparer les offres comme vous comparez les prix dans un supermarché.

En général, les banques traditionnelles ont des offres peut intéressantes. Il me semble que la mienne propose une rémunération de 1% par exemple.

En revanche, les banques en ligne se livrent une compétition acharnée pour attirer un maximum de clients. Les taux d’intérêt que j’ai pu relever aujourd’hui vont de 1,25% (comme un livret A) à 2,50%. Dans certains cas, elles proposent même des taux promotionnels de 2,90% à 5%, ce qui veut dire que votre épargne sera rémunérée à ce taux promotionnel pendant quelques mois.

Les meilleures offres du moment

Voilà qui conclut cette série sur les livrets d’épargne. J’espère vous avoir éclairé suffisamment sur le sujet pour vous permettre de faire votre choix. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser !

Les livrets d’épargne : choisir un livret réglementé

15/04/2010 Aucun commentaire

Ceci est la seconde partie d’une série d’articles sur les livrets d’épargne (ou comptes d’épargne). La première partie abordait la différence entre livrets réglementés et livrets non réglementés. Nous allons maintenant voir ensemble les caractéristiques des différents livrets réglementés (taux, plafonds, conditions d’accès). Le but est de vous permettre de choisir le livret réglementé le plus adapté à votre situation.

Pour rappel : les livrets réglementés ont l’avantage particulier d’être défiscalisés. Vous ne payez ni impôts, ni cotisations sociales sur les intérêts que vous touchez. En revanche chaque individu ne peut détenir qu’un seul livret réglementé de chaque type.

Les conditions décrites ici sont les conditions applicables à un particulier, à la date d’aujourd’hui.

Le Livret A (ou livret bleu pour le Crédit Mutuel)

  • Taux : 1,25%
  • Plafond : 15 300 euros
  • Conditions : accessible à tout particulier sans condition de ressources ou d’âge.

Le livret d’épargne populaire (LEP)

  • Taux : 1,75%
  • Plafond : 7 700 euros
  • Conditions : avoir payé moins de 757 euros d’impôts en 2009, un seul compte par contribuable et maximum deux par foyer fiscal (dans le cas d’un couple marié ou pacsé). Il n’est pas possible d’ouvrir un LEP pour ses enfants.

Le livret de développement durable (LDD)

  • Taux : 1,25%
  • Plafond : 6 000 euros
  • Conditions : accessible à toute personne ayant son domicile fiscal en France. Un seul compte par personne, maximum deux par foyer fiscal (dans le cas d’un couple marié ou pacsé).

Le livret jeune

  • Taux : selon les banques, entre 2% et 4,75% (chaque banque est libre de fixer ce taux)
  • Plafond : 1 600 euros
  • Conditions : avoir entre 12 et 25 ans (sur autorisation du représentant légal pour les mineurs) et résider en France. Particularité : certaines banques proposent d’y associer une carte de retrait (mais pas de carte de paiement).

Le compte épargne logement (CEL)

  • Taux : 0,75%
  • Plafond : 15 300 euros
  • Conditions : accessible à tout particulier. Particularité : il permet d’obtenir des prêts à taux préférentiel pour le financement de son logement (des travaux par exemple) auxquels s’ajoutent une prime de l’Etat.

Quel livret choisir ?

Les moins de 25 ans peuvent sans hésiter choisir le livret jeune. Sinon, le choix dépend de votre situation personnelle. Si vous avez un projet immobilier, le CEL peut être intéressant. Du point de vue du taux, le LEP est le meilleur livret (si vous remplissez les conditions), à défaut choisissez le livret A. Une fois rempli, vous pourrez passer au LDD qui, a priori, est le moins intéressant de tous ces livrets et utile uniquement si vous avez atteint le plafond de vos autres livrets.

Pour rappel, vous pouvez cumuler ces comptes, par exemple avoir un LEP, un livret A et un LDD pour un total de 29 000 euros (défiscalisés et garantis).

Nous voilà à la fin de la seconde partie. Au programme pour la suite, sur le même sujet : les meilleurs offres de livrets non réglementés sur le marché actuellement.