Le vrai chiffre de la pauvreté en France

28/06/2010 10 commentaires

Après avoir lu de nombreux articles sur le chômage, la précarité, la crise et discuté de tous ces sujets avec mon entourage ou sur des blogs, je me rends compte que beaucoup (j’en fais partie) ont du mal à réaliser l’étendue réelle de la pauvreté en France. Je vous propose que nous regardions ensemble les chiffres officiels afin de ne garder que les faits et laisser de côté la mauvaise foi la politique.

Commençons par le chiffre le plus médiatisé : le nombre officiel de chômeurs. 2,7 millions de chômeurs au premier trimestre 2010, soit 9,5% de la population active, d’après l’INSEE en utilisant la méthodologie recommandée par le Bureau Internationale du Travail (BIT).

Un chômeur doit donc remplir tous ces critères :

  • être un actif, c’est-à-dire ne pas être étudiant ou retraité par exemple,
  • avoir plus de 16 ans,
  • ne pas avoir travaillé, même une heure, pendant une semaine de référence,
  • être à la recherche active d’un emploi,
  • être disponible dans les quinze jours.

On se rend compte qu’un certain nombre de personnes sans emploi ne sont pas comptabilisées dans les chiffres officiels du chômage. Ceux qui ont eu une mission d’intérim, même d’une heure, par exemple. Ou bien ceux qui sont en formation professionnelle pendant plus de deux semaines et donc indisponibles pendant ce temps.

Les médias reprennent parfois les chiffres de Pôle Emploi (le remplaçant de l’ANPE, Agence Nationale Pour l’Emploi). En plus des chômeurs comptabilisés par l’INSEE selon la méthodologie du BIT, c’est-à-dire les inscrits sans activité à la recherche d’un emploi, Pôle Emploi comptabilise les inscrit exerçant une activité à temps partiel à la recherche d’un emploi, ainsi que les inscrits qui ne sont pas à la recherche d’un emploi (par exemple ceux qui sont en formation ou en maladie).

De 2,7 millions de chômeurs comptabilisés par l’INSEE, on passe alors à 4,6 millions d’inscrits à Pôle Emploi (décembre 2009).

Seulement, ce chiffre ne prend pas en compte les personnes qui ne sont pas en âge de travailler et qui dépendent financièrement de ces personnes sans emploi, c’est-à-dire en général leurs enfants et parfois des parents.

J’ai donc cherché un meilleur indicateur et j’ai trouvé le seuil de pauvreté relatif. Le seuil de pauvreté relatif est défini comme 60% du revenu médian en France. Le revenu médian est le revenu qui partage les revenus de la population en exactement deux parties : la moitié des gens gagnent plus, l’autre moitié gagne moins. Le revenu médian était de 1 513 euros en 2007, le seuil de pauvreté était donc de 60% x 1 513 = 908 euros par mois.

En 2007, 8,8 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté relatif en France (13,4% de la population). Je vous laisse comparer ce chiffre aux 2,7 millions de chômeurs officiels.

Bien sûr, cet indicateur n’est pas parfait non plus. Par exemple, si le revenu de tous les habitants augmente de 50% (oui je sais, c’est très réaliste), le revenu médian augmentera d’autant, le seuil de pauvreté également et donc le nombre de personnes vivant sous ce seuil ne changera pas.

Pour aller plus loin, je vous invite à lire cet article très complet sur Wikipédia : Pauvreté en France


On en parle – Édition du 26 juin 2010

26/06/2010 Aucun commentaire

On en parle est une rubrique destinée à partager avec vous les articles publiés récemment sur d’autres blogs francophones, en rapport avec les finances personnelles ainsi que le développement personnel (et parfois d’autres sujets plus ou moins liés), et qui ont retenu mon attention.

Sans plus attendre, voici la sélection d’articles de la semaine :

  • Que diriez vous de vous associer à vos voisins pour commander en grandes quantités les produits que vous consommez régulièrement et ainsi profiter de prix plus bas ? Encore mieux, pourquoi pas commander directement au producteur, sans passer par des intermédiaires ? C’est le principe de la ruche qui dit oui, une structure que j’ai découverte grâce à Valentin de Be Frugal. Les premières ruches devraient ouvrir à l’automne 2010. J’ai hâte de voir ce que ça va donner ! (Be Frugal)

J’en profite pour vous rappeler que vous pouvez recevoir gratuitement tous les nouveaux articles publiés sur ZeroDette.com. Si vous ne l’avez pas encore fait, je vous invite à vous abonner tout de suite. C’est garanti sans spam et vous pouvez vous désinscrire à tout moment :

Je vous souhaite une bonne lecture et un excellent week-end !


Econome mais pas radin

25/06/2010 un commentaire

Sur ce blog, je parle essentiellement de tout ce qui peut améliorer vos finances, en particulier de tout ce qui peut vous aider à augmenter vos revenus mais aussi et surtout de tous les moyens de réduire vos dépenses. Mais jusqu’où aller ? Quelles sont les limites ? Faut-il être radin ?

Ces questions ont commencé à s’installer dans ma tête depuis quelques jours. Plus exactement, depuis que j’ai lu un commentaire à l’un de mes articles (celui sur la fête des Pères) me conseillant de ne pas faire le « crevard ». Radin, quoi. Le terme est un peu brut mais c’est n’est pas un problème (même si, comme tout le monde, je préfère des commentaires plus sympathiques :-) ). Ce commentaire a le mérite d’avoir soulevé ces questions et je pense qu’elles méritent une réponse.

Un crevard est, au choix, quelqu’un en mauvaise santé ou affamé, ou bien une personne abjecte capable des pires actions. Ca n’a pas grand-chose à voir avec l’article en question, donc je suppose (et j’espère) que le mot crevard était mis à la place de radin. Un radin est une personne « qui a de l’argent mais refuse de le dépenser, même quand c’est utile » (cf. Wikipedia).

Même quand c’est utile. Ca ressemble à une pathologie. Si vous voulez un exemple de radin, pensez à Picsou ! Et c’est là, à mon avis, la différence fondamentale entre radin et économe. Un économe refusera de dépenser son argent quant c’est inutile, et cherchera à réduire les coûts de ce qui lui est utile.

Pour revenir à cet article sur la fête des Pères, je ne pense pas avoir donné des conseils de radin. Je souhaitais simplement rappeler qu’on peut tous faire plaisir sans dépenser d’argent ou presque. Qu’en pensez-vous ?

Dans tous les cas, je vous conseille évidemment à 100% d’être économe !


Un guide pratique pour mieux gérer votre budget

23/06/2010 5 commentaires

La Fédération Bancaire Française (FBF) a mis en ligne un guide gratuit qui entre directement en concurrence avec ZeroDette.com ! Sans plaisanter ! Quand j’ai lu l’avant-propos, j’avais l’impression de lire mes propres écrits :-) Je ne prétends pas avoir été copié, mais la ressemblance m’a fait sourire !

Le guide vous avertit dès le début, en page 1 : il ne vous rendra pas forcément plus riche, mais devrait vous aider à mieux gérer votre argent, c’est-à-dire dépenser moins et gagner plus.
Le but est de vous amener à trouver la meilleure façon de vous organiser et de gérer votre argent au quotidien.

Ça ne vous rappelle rien ? Pour rappel, voici ce qu’il y a sur ma page Infos et contact :

Je ne vous propose pas de solution miracle pour devenir très vite très riche, mais des façons d’améliorer vos finances au quotidien, d’augmenter progressivement votre patrimoine et de préparer l’avenir avec sérénité. Le but est de dépenser moins et gagner plus !

Surprenant ? Pas tant que ça en fait, puisque les finances personnelles reposent sur des principes bien établis et souvent du simple bon sens.

Bien sûr, le but à peine dissimulé de ce guide est de vous faire comprendre que les banques et leurs services sont là pour vous aider. C’est discutable, surtout quand le guide aborde des points sur le crédit. Exemple page 13, conseil numéro 8 :

Si vous avez recours au crédit à la consommation pour financer l’acquisition d’un bien (par exemple un meuble) ou bien un service (par exemple des vacances), préférez le crédit amortissable au crédit renouvelable (revolving).

Le vrai conseil serait : évitez d’avoir recours au crédit à la consommation, n’achetez que ce qui est dans vos moyens !

C’est pourquoi je vous recommande de lire ce petit guide qui est tout de même rempli de bonnes choses, mais tout en gardant à l’esprit qu’il a été publié par des banques ! Vous le trouverez sur le site Les clés de la banque :

Guide pratique pour maîtriser son budget


Interview de Sébastien Chatelier, créateur de l’entreprise Animagora

21/06/2010 Aucun commentaire

J’ai le plaisir de publier cette nouvelle interview d’un créateur d’entreprise sur ZeroDette.com. Si vous avez des questions pour notre invité, n’hésitez pas à les poser dans les commentaires sous l’article ! Si vous êtes vous-même un créateur d’entreprise et souhaitez réaliser ce type d’interview pour ZeroDette.com, ou si vous connaissez quelqu’un susceptible d’être intéressé, vous pouvez me contacter par e-mail (sylvain@zerodette.com) et je vous répondrai dans les meilleurs délais.

Bonjour Sébastien, et merci de participer à cette interview ! Si tu veux bien, commençons par une présentation succincte, avant d’entrer dans les détails.

Je suis Sébastien Chatelier, j’ai 19 ans et j’habite actuellement à Gif-sur-Yvette, dans l’Essonne. J’ai créé mon entreprise en janvier 2009. Il s’agit d’Animagora, une entreprise qui intervient partout en France pour proposer aux propriétaires d’animaux une solution de garde fiable, efficace et de proximité. Avec plus de 5 000 intervenants en France, Animagora représente déjà plus de 200 000 euros de chiffre d’affaires en 2010.

Tu es donc à la tête de ta propre entreprise à l’âge de 19 ans. Quel parcours as-tu suivi pour démarrer si vite et si fort ?

Dès l’âge de 16 ans, la création de mon entreprise était décidé, d’où mon orientation scolaire entièrement tournée vers la création d’entreprise : tout d’abord un cursus STG (sciences et technologies de la gestion), suivi d’une formation dans l’école d’entrepreneuriat Advancia. Côté professionnel, ayant créé Animagora à 18 ans, je n’avais aucune expérience. En revanche, mon associé âgé de 62 ans, Gilles Bouvet, a apporté l’expérience de sa carrière commerciale et a ainsi comblé ce manque.

Parlons maintenant de ton entreprise. Peux-tu nous décrire son activité ?

Animagora est spécialisé dans la mise en relation entre particuliers pour la garde d’animaux partout en France. Un client nous appel en nous indiquant un souhait de garde pour son chat, son chien, son rongeur ou même son perroquet. Nous nous chargeons alors de le mettre en relation avec un intervenant adapté à sa demande et bien sûr disponible sur la période demandée.

Notre société se différencie notamment par :

  • Une présence nationale
  • Une grande qualité de sélection des intervenants gardant les animaux
  • Une réelle rapidité d’exécution dans la recherche de famille d’accueil
  • Une relation de confiance établie entre nos équipes, nos clients et intervenants

Comment cette idée de business t’est-elle venue et comment avez-vous démarré ?

Comme beaucoup d’étudiants, j’ai commencé tout jeune à garder les animaux de mes voisins durant les vacances. J’ai compris qu’un réel besoin existait dans ce domaine. L’idée initiale est partie de ce constat. J’ai eu la chance de rencontrer mon associé à ce moment précis. Nous avons décidé dans un premier temps de créer une association afin de commencer à structurer l’activité.

La société fut ensuite créée avec le même associé, mais aujourd’hui nous sommes toute une équipe à gérer l’activité au quotidien et faire ainsi se développer rapidement notre business. Le projet Animagora représente un investissement de plusieurs dizaines de milliers d’euros, avec un capital de 6 000 euros. Nous avons également bénéficié d’une belle visibilité au sein d’un concours organisé par le Chambre de Commerce dédié à la création d’entreprise chez les jeunes.

Quelles ont été les difficultés les plus importantes, avant de créer ton entreprise ?

La difficulté majeure pré – création que j’ai pu rencontrer fut la crédibilité aux yeux de nos partenaires et des conseillers qui nous épaulaient. On peut tout à fait être crédible en temps que chef d’entreprise à 18 ans, néanmoins cela demande plus de préparation et de travail que pour des personnes d’un âge plus avancé.

Comment as-tu fait connaître ton entreprise ?

Pour faire connaître Animagora au grand public, nous utilisons principalement la publicité on-line via les différents supports à disposition (moteur de recherche, display, e-mailing). Nous couplons ceci avec une présence au niveau presse afin de démocratiser le service et notre marque.

A quoi attribues-tu la réussite de ton entreprise ?

Considérer qu’Animagora est une réussite serait à l’heure actuelle prétentieux. Nous sommes au début d’une aventure qui se dessine de façon positive. On peut attribuer le fort développement actuel de la société à une qualité de service irréprochable couplé à une politique de communication efficace.

Parlons maintenant de toi et de ton expérience. Que penses-tu avoir appris grâce à la création de ton entreprise ?

La création d’entreprise m’a permis d’apprendre en une année ce que j’aurais éventuellement appris par un autre biais, mais en 10 ans ! La synthèse pourrait en être la suivante :

  • un esprit de réflexion et d’analyse avant toute forme d’action
  • une bien meilleure maitrise de ma façon de communiquer tant au point de vue oral que pratique
  • la patience
  • une maturité accrue
  • une maitrise plus importante des différents moyens marketing visant à faire connaître une marque

Quelle est la meilleure expérience que tu retiens de cette aventure ?

Ce n’est pas évident au vu des nombreuses expériences que procure la création d’entreprise ! Mais si je ne devais retenir qu’un seul moment je mettrais en avant la fierté d’une demi page d’article dans le magazine Capital pour présenter Animagora.

Attention, question piège : arriverais-tu à décrire une journée type ?

Décrire une journée type, impossible ! Cela change en permanence, c’est l’une des raisons qui m’ont attiré vers l’entrepreneuriat. Du point de vue activité, aucun jour ne ressemble à un autre!

Ceci dit, les tâches suivantes apparaissent le plus souvent dans mon quotidien:

  • définition de nouvelles opérations de communication
  • gestion du recrutement et réponses aux interrogations de nos salariés
  • négociation de nouveaux partenariats
  • gestion de l’administratif
  • réfléchir aux services qui feront d’Animagora le N°1 de demain
  • répondre aux sollicitations et aux attentes de nos clients

Si tu n’avais qu’un seul conseil à donner aux futurs créateurs d’entreprise, que leur dirais-tu ?

Osez ! En effet, la création d’entreprise est souvent déterminée par votre capacité à oser. Osez négocier de gros partenaires, osez des développements stratégiques, osez des stratégies de communication innovantes, osez vous mettre en avant pour promouvoir votre entreprise !

Quels développements sont prévus pour l’année à venir ?

Nous souhaitons dans les années à venir développer notre société à l’international ainsi que nous positionner en temps que N°1 du marché Français.

Sébastien, je te remercie une nouvelle fois d’avoir accepté de participer à cette interview et je te souhaite beaucoup de réussite dans tes futurs projets !