Immobilier : mise-à-jour des courbes de Friggit de novembre 2010
Pour rappel, Jacques Friggit est un économiste du Conseil général de l’environnement et du développement durable. Il publie régulièrement des statistiques liées à l’évolution des prix immobiliers.
Une petite mise-à-jour vient d’être publiée par Jacques Friggit. Je vous invite à télécharger le document original.
Le principal changement par rapport au mois d’octobre est la mise-à-jour du montant total des transactions de logements anciens cumulé sur 12 mois rapporté à sa tendance longue : rendez-vous page 2 au point 2.1. Prix des logements et montant des transactions (c’est le graphique en haut à gauche) et regardez la courbe verte). Pour simplifier, je dirais qu’il s’agit du pouvoir d’achat immobilier. Plus la courbe monte, plus le pouvoir d’achat diminue.
La courbe verte est sortie depuis le mois dernier du « tunnel de Friggit » et elle continue sur sa lancée ce mois-ci. Cela signifie que le montant total des transactions de logements anciens cumulé sur 12 mois dépasse de nouveau de plus de 10% sa tendance longue.
D’ailleurs, l’ensemble des chiffres concernés par cette mise-à-jour est en hausse :
- 1.2. Montant total des transactions immobilières rapporté au produit intérieur brut : on passe de 12% (septembre 2010) à 12,1% (octobre 2010)
- 2.1. Prix des logements et montant des transactions : l’indice passe de 1,12 (septembre 2010) à 1,14 (octobre 2010)
- 4.1. Nombre de transactions immobilières hors transactions taxées à 0,60% ou exonérées : on passe de 1 069 000 (juillet 2010) à 1 083 000 (août 2010)
- 4.3. Nombre de formalités effectuées par les conservations des hypothèques, tous types de biens, hors transactions taxées au droit à 0,60% ou exonérées de droits : quasiment toutes les courbes indiquent une hausse, sauf la variation annuelle du nombre cumulé sur 3 mois, ce qui semblerait indiquer que la hausse du nombre de ventes ralentit
- 4.4. Variation annuelle du montant de transactions immobilières hors taux à 0,60% : la variation annuelle de l’assiette cumulée sur 12 mois est en hausse, mais celle cumulée sur 3 mois est en baisses, ce qui semblerait indiquer là aussi que la hausse du montant total des ventes ralentit
- 5.3. Construction de logements et accroissement du nombre de ménages : le nombre de logements commencés passe de 311 459 à 312 026
Encore une fois, c’est une bien mauvaise nouvelle pour ceux qui voudraient acheter un logement afin de s’y loger. Nous continuons de voir la bulle immobilière se regonfler. Mais jusqu’à quand ?



Les arbres ne montent en effet pas jusqu’au ciel. Il est malgré tout difficile d’estimer à quelle vitesse les prix redeviendront accessibles. Jacques Friggit considère qu’il y a 2 scénarios :
- un rapide avec une baisse des prix assez forte (20 à 30 %) d’ici 2015-2018
- un lent avec des prix qui stagnent en euros courants et qui seraient moins inaccessible par le biais de l’inflation sur de longues années (horizon 2025-2030).
Dernier article de Immobilier-danger : Immobilier novembre 2010 – les chiffres du mois
@Immobilier-danger
Comme tu le dis, difficile d’établir des prévisions à l’heure actuelle.
Une chose est sûre : des prix aussi élevé bloquent énormément les marchés, parce qu’ils excluent les primo-accédants. Les biens s’échangent donc plutôt entre ménages déjà propriétaires.
Pour les primo-accédants, le choix doit se faire entre la location et l’achat d’un bien plus petit, plus ancien, plus loin, etc., bref, moins bien. Personnellement, j’ai déjà fait le choix de la location !
@Sylvain
Malheureusement la location a toujours un arrière-goût d’argent jeté par la fenêtre (ou dans la poche du propriétaire).
Après si cela vous permet de capitaliser pour envisager dans quelques années quelque chose de mieux, c’est certain que c’est l’idéal.
Encore faut-il pouvoir capitaliser en louant quelque chose qui n’est pas « plus petit, plus ancien, plus loin, etc., bref, moins bien»
Dur dur tout ça :/
@Particulier
A dépense égale (loyer vs. mensualité d’emprunt), je pense qu’on trouve des logements de bien meilleure qualité à la location qu’à la vente. En tout cas autour de moi, chaque marché local étant différent.
Je n’ai pas du tout cet « arrière-goût d’argent jeté par la fenêtre» . Au contraire, refuser de payer un prix exorbitant pour un bien somme toute moyen, et refuser de jeter mon argent dans la poche du vendeur et de la banque, tout ceci donne très bon goût à la location
C’est vrai qu’a la vente il y en a pas beaucoup dans lesquels il n’y a pas besoin de travaux. CCe n’est pas pour ça que le prix est plus bas…
Dernier article de Martin : Déclarer les meubles et les équipements
@Martin
C’est en effet une des raisons qui me poussent à rester en location. S’endetter sur 25 ans pour un bien plus que moyen, avec beaucoup de travaux, des défauts ou mal placé, ça ne me semble vraiment pas être un bon plan !