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Archives pour la catégorie ‘Point de vue’

Ce qui a changé dans vos finances depuis le 1er juillet

05/07/2010 9 commentaires

Vous ne le savez peut-être pas encore, mais vos finances ont subi une série de changements au 1er juillet. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça fait mal.

Le salaire des fonctionnaires a augmenté. Si, si, de 0,5% même ! Ca fait peu. On reste loin de l’inflation des 12 derniers mois (1,6%). Du coup, les fonctionnaires voient leur pouvoir d’achat fondre à vue d’œil. Et aucune augmentation n’est prévue avant 2014, si l’on en croit les déclarations récentes de notre gouvernement. Bref, ça fait mal.

Les allocations chômage ont augmenté de 1,2%. Encore une fois, c’est peu et c’est surtout insuffisant pour palier les effets de l’inflation. Là aussi, ça fait mal.

Transports : la SNCF augmente ses tarifs en moyenne de 2,5% pour les trains Corail, Intercités et TER. La RATP augmente les siens de 3,9%. La prime à la casse est réduite à 500 euros (contre 700 euros depuis le début de l’année). Je vous avais bien dit que ça allait faire mal.

Gaz de France : le prix du gaz de ville augmentera de 2% à 4,7%. Si vous utilisez le gaz pour vous chauffer, votre facture annuelle augmentera en moyenne de 45 euros par an. En 2010, le prix du gaz aura augmenté au total de près de 15%. Ca fait mal en continu.

Le prix des timbres augmente de 3,5% et passe de 56 à 58 centimes. Ca fait mal mais pas trop, parce que quand même, on n’envoie plus tant de lettres que ça, si ?

Les ampoules à incandescence de 60 watts ont disparu des rayons, que cela vous plaise ou non. Vous avez le droit de les remplacer par des ampoules fluo compactes, si vous aimez avoir le teint blafard et avez envie de vivre dans une ambiance lumineuse qui se situerait entre la cafétéria et l’hôpital. Sans trop rentrer dans les détails, aucune ampoule fluo compacte disponible actuellement ne permet un rendu fidèle des couleurs à une température de couleur classique (comme une lampe à incandescence). La plupart ne reproduisent que 80% des couleurs, alors que les ampoules classiques en reproduisent près de 100%. Sinon, vous avez aussi les ampoules halogènes, qui coûtent évidemment bien plus cher que les ampoules à incandescence. Bref, ce n’est pas une si bonne nouvelle que ça. J’aurais plutôt tendance à trouver que c’est une mauvaise nouvelle.

Portables : vous verrez une différence, positive cette fois (enfin !), si vous utilisez votre portable à l’étranger. Le tarif maximum pour appeler depuis l’étranger passe de 0,43 euros HT à 0,39 euros HY. Pour recevoir un appel, le tarif passe de 0,19 euros HT à 0,15 euros HT.

Autant de points à prévoir et ajuster dans votre budget. Voilà qui devrait nous mettre tous de mauvaise humeur pour un moment ! Si quelqu’un a des bonnes nouvelles, à part la hausse dérisoire du livret A, je suis preneur :-)

Le vrai chiffre de la pauvreté en France

28/06/2010 10 commentaires

Après avoir lu de nombreux articles sur le chômage, la précarité, la crise et discuté de tous ces sujets avec mon entourage ou sur des blogs, je me rends compte que beaucoup (j’en fais partie) ont du mal à réaliser l’étendue réelle de la pauvreté en France. Je vous propose que nous regardions ensemble les chiffres officiels afin de ne garder que les faits et laisser de côté la mauvaise foi la politique.

Commençons par le chiffre le plus médiatisé : le nombre officiel de chômeurs. 2,7 millions de chômeurs au premier trimestre 2010, soit 9,5% de la population active, d’après l’INSEE en utilisant la méthodologie recommandée par le Bureau Internationale du Travail (BIT).

Un chômeur doit donc remplir tous ces critères :

  • être un actif, c’est-à-dire ne pas être étudiant ou retraité par exemple,
  • avoir plus de 16 ans,
  • ne pas avoir travaillé, même une heure, pendant une semaine de référence,
  • être à la recherche active d’un emploi,
  • être disponible dans les quinze jours.

On se rend compte qu’un certain nombre de personnes sans emploi ne sont pas comptabilisées dans les chiffres officiels du chômage. Ceux qui ont eu une mission d’intérim, même d’une heure, par exemple. Ou bien ceux qui sont en formation professionnelle pendant plus de deux semaines et donc indisponibles pendant ce temps.

Les médias reprennent parfois les chiffres de Pôle Emploi (le remplaçant de l’ANPE, Agence Nationale Pour l’Emploi). En plus des chômeurs comptabilisés par l’INSEE selon la méthodologie du BIT, c’est-à-dire les inscrits sans activité à la recherche d’un emploi, Pôle Emploi comptabilise les inscrit exerçant une activité à temps partiel à la recherche d’un emploi, ainsi que les inscrits qui ne sont pas à la recherche d’un emploi (par exemple ceux qui sont en formation ou en maladie).

De 2,7 millions de chômeurs comptabilisés par l’INSEE, on passe alors à 4,6 millions d’inscrits à Pôle Emploi (décembre 2009).

Seulement, ce chiffre ne prend pas en compte les personnes qui ne sont pas en âge de travailler et qui dépendent financièrement de ces personnes sans emploi, c’est-à-dire en général leurs enfants et parfois des parents.

J’ai donc cherché un meilleur indicateur et j’ai trouvé le seuil de pauvreté relatif. Le seuil de pauvreté relatif est défini comme 60% du revenu médian en France. Le revenu médian est le revenu qui partage les revenus de la population en exactement deux parties : la moitié des gens gagnent plus, l’autre moitié gagne moins. Le revenu médian était de 1 513 euros en 2007, le seuil de pauvreté était donc de 60% x 1 513 = 908 euros par mois.

En 2007, 8,8 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté relatif en France (13,4% de la population). Je vous laisse comparer ce chiffre aux 2,7 millions de chômeurs officiels.

Bien sûr, cet indicateur n’est pas parfait non plus. Par exemple, si le revenu de tous les habitants augmente de 50% (oui je sais, c’est très réaliste), le revenu médian augmentera d’autant, le seuil de pauvreté également et donc le nombre de personnes vivant sous ce seuil ne changera pas.

Pour aller plus loin, je vous invite à lire cet article très complet sur Wikipédia : Pauvreté en France

3 bonnes raisons d’écrire des commentaires sur ce blog

20/05/2010 8 commentaires

ZeroDette.com est un blog né de mon envie d’écrire sur des sujets qui me passionnent, et c’est toujours un plaisir de préparer et publier un article en sachant qu’il sera lu par quelques centaines de visiteurs.

Mais je dois vous avouer que ce qui me plait le plus, comme bon nombre de blogueurs, ce sont tous les retours que je reçois sur mes publications, en particulier tous les commentaires écrits par des lecteurs à la suite de mes articles. Toutefois, mes articles reçoivent bien plus de visites que de commentaires, alors j’ai eu envie de m’adresser à tous les lecteurs qui hésitent encore à commenter mes écrits. Voici 3 bonnes raisons d’écrire des commentaires sur ce ZeroDette.com, et sur tous les blogs en général.

Ecrire un commentaire1. Vos commentaires m’apportent beaucoup. Un grand plaisir d’une part, parce que c’est toujours agréable d’engager une conversation avec un lecteur ou de savoir si ce que j’écris a plu ou non. Une grande aide d’autre part, parce que vos questions et vos critiques constructives me permettent d’améliorer ce blog, de corriger des erreurs et d’avoir des idées pour de nouveaux articles.

2. Vous pouvez poser des questions ou demander un avis. D’autres lecteurs et moi-même pourrons vous répondre et vous aider au travers de nos propres expériences.

3. Vos commentaires aideront les autres lecteurs également. Vos questions et remarques sont certainement partagées par d’autres, autant les publier ! Et au lieu d’avoir uniquement l’expérience et l’opinion de l’auteur, nous pouvons avoir un véritable échange sur un sujet, peut-être un débat, ce qui ne peut être qu’enrichissant pour tout le monde !

Alors si vous êtes un de mes lecteurs habituellement silencieux, j’espère vous avoir convaincu à écrire un petit commentaire de temps à autre ! Et pour mes lecteurs qui commentent déjà : un grand merci !

Crise immobilière : le point à fin avril 2010

30/04/2010 2 commentaires

En octobre 2008, je commentais le début de la chute des prix de l’immobilier, avec une satisfaction à peine dissimulée ;-) Où en sommes-nous près de 18 mois plus tard ? Je vais tenter de résumer brièvement la situation.

Malgré toutes les campagnes de communication des différents acteurs du marché, qui se sont efforcés d’essayer de convaincre les acheteurs potentiels que les prix ne baisseraient pas, les prix ont baissé en 2009. -5,6% en Ile-de-France et -3,5% en province d’après les chiffres publiés par les notaires de France, ce qui est peu en fin de compte. On parle d’une baisse de 10% depuis le début de la crise, en 2008.

En revanche, le nombre de transaction a réellement chuté, passant de plus de 800 000 ventes en 2007 à 587 000 en 2009, soit une baisse de près de 27%.

Je vous invite à vous attarder sur les statistiques de Jacques Friggit, en particulier le graphique 2.1 dans le document Graphiques sur longue période), qui décrit l’évolution des prix des logements anciens par rapport au revenu disponible des ménages. Vous pourrez constater que les prix des logements évoluaient plus ou moins au même rythme que les revenus des ménages jusque vers 2000. Ensuite c’est l’explosion et les ménages ont perdu près de 40% de leur pouvoir d’achat immobilier en moins de 10 ans.

Toutefois on constate un petit rebond sur les deux derniers trimestres sur le graphique 2.1, tant au niveau des prix (courbe noire) que des volumes de ventes (courbe verte). La crise immobilière toucherait à sa fin ? Impossible de répondre, car je ne connais pas l’avenir.

En tout cas je n’y crois pas. D’ailleurs, pour le reste de l’année 2010, si les notaires s’attendent à voir les prix se stabiliser en région parisienne, ils les voient continuer de baisser au moins jusqu’en 2011 en province.

Le chômage bat des records presque tous les mois, les marchés financiers sont toujours vivement chahutés (parfois par la crise grecque, parfois autre chose, mais les réactions sont toujours violentes) et les taux d’intérêt devraient augmenter en fin d’année. Dans ces conditions, comment penser que la situation économique est favorable au marché immobilier ?

Comment mettre la procrastination à son profit ?

20/05/2009 3 commentaires

Je publie cet article dans le cadre de l’événement A la croisée des blogs, un projet communautaire organisé par les blogueurs francophones du développement personnel. Le thème de ce mois-ci est la procrastination. Oui il s’agit bien d’un vrai mot qui existe dans le dictionnaire ! Il s’agit de la tendance à vouloir toujours remettre certaines tâches à plus tard. Après tout, pourquoi faire aujourd’hui quelque chose qu’on peut faire demain, ou après demain ? La plupart d’entre nous y ont été confrontés un jour ou l’autre, que ce soit pendant nos études, au travail ou dans notre vie personnelle.

Procrastiner ne signifie pas pour autant ne rien faire du tout. Il est vrai que dans certains cas, la procrastination s’apparente à de la fainéantise. Mais très souvent elle se cache derrière d’autres activités. En clair, vous faites tout un tas de choses pour éviter de faire une tâche en particulier. Et si plus tard on vous demande pourquoi vous avez pris tellement de temps pour faire cette tâche, vous direz que vous étiez débordé. Je suis sûr que vous commencez à vous reconnaître dans cette description :) Ce processus est inconscient, au moins en partie. Mieux vaut donc le connaître afin de le maitriser et si possible en tirer profit. Quoi, gagner de l’argent en remettant son travail à plus tard ? Oui, à condition de ne pas tomber dans le piège de la fainéantise, justement.

Car, disons-le tout de suite : la procrastination peut vous coûter très cher ! Par exemple, en cette période de déclaration d’impôts (en France), il est tentant de remettre sa déclaration à demain. C’est vrai que c’est loin d’être ce qu’il y a de plus excitant au monde. Et demain, on remettra ça à dimanche. Pourquoi dimanche ? On se dit qu’on aura le temps de s’en occuper consciencieusement, de faire tout ce qu’il faut, de réunir toutes les données… Dimanche arrive, le petit veut allez jouer au foot, le voisin vous invite pour un barbecue, ou bien tout simplement vous vous dites, une fois de plus, que vous vous en occuperez demain. A force, vous risquez de l’oublier, de rater l’échéance et de payer des pénalités de retard.

Il en va de même dans la vie professionnelle. Dans certains cas, vous aurez à payer des pénalités, pour une livraison en retard, un paiement après échéance… Et les problèmes ne s’arrêtent pas là : un retard peut entacher votre image, plusieurs retards peuvent vous faire rater une promotion par exemple.

Comment mettre la procrastination à son profit ? D’abord, ne ratez pas les échéances qui risquent de vous coûter cher. Vous pouvez remettre à plus tard les tâches qui peuvent attendre afin de vous libérer du temps. Et vous pouvez mettre à profit ce temps libéré pour faire ce que vous avez envie ou besoin de faire maintenant. Comme ce fameux projet de création d’entreprise dont vous parlez tout le temps mais qui n’avance pas, d’ailleurs il en est encore au stade d’idée bien rangée dans un coin de votre tête. N’entendez-vous pas régulièrement quelqu’un dire : ah si j’avais le temps je pourrais faire ceci ou cela et ça serait génial ! Eh bien justement, en procrastinant les tâches qui peuvent attendre, vous aurez le temps d’avancer sur votre projet.

Mieux, procrastiner vous donne du temps pour réfléchir. Ce projet qui vous paraissait fantastique et que vous avez décider de remettre à plus tard ne vous paraîtra peut-être plus aussi brillant d’ici-là. Vous aurez reçu de nouvelles informations ou pensé à certains détails qui vous avaient échappée jusque là. Procrastiner vous évite de foncer tête baissée.

La procrastination peut également vous aider à vous sentir mieux. Combien de fois vous êtes-vous retrouvé devant une tâche que vous n’aviez pas du tout envie de faire ? Croyez-vous produire de bons résultats en étant totalement démotivé devant votre travail ? Parfois, il vaut mieux repousser la tâche de quelques heureset faire une pause, faire quelque chose de plaisant, se détendre, et revenir dessus plus tard, de bonne humeur avec un état d’esprit bien plus positif. Le résultat produit n’en sera que meilleur ! Et votre patron, votre chef ou votre client appréciera et à force de réaliser du bon travail vous finirez par en récolter les fruits : promotion, nouveaux contrats, vous voyez le tableau.

Ce principe s’applique également en dehors de la vie professionnelle: dans vos tâches quotidiennes, un travail bien fait vous évitera d’avoir à revenir dessus plus tard. Vous gagnerez ainsi encore plus de temps pour faire ce que vous avez envie de faire.

Enfin, d’une manière générale, je me sens bien mieux lorsque j’ai beaucoup de temps libre. Pas vous ?