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Immobilier : trouvez les bonnes affaires avec petitscailloux.com

23/06/2009 5 commentaires

Avant de commencer, je tiens à préciser que je n’ai aucun lien particulier avec petitscailloux.com et que j’écris cet article juste parce que j’apprécie vraiment ce site !

Petitscailloux.com est un outil qui permet de suivre l’historique des prix publiés dans les annonces immobilières de SeLoger.com. Vous pouvez par exemple voir qu’un appartement était en vente à 200,000 euros en janvier 2009 et qu’il est maintenant à 180,000 euros. Vous pouvez également suivre le prix des maisons évidemment. Vous avez donc à votre disposition deux informations très utiles :

  • depuis combien de temps le bien est à vendre 
  • les différentes baisses de prix

En plus de cela, le site offre deux outils à ne pas manquer : la recherche de biens morts et les bonnes affaires.

Les biens morts

Petitscailloux.com définit un bien mort comme un bien qui ne se vend pas, qui traîne dans les agences depuis déjà plusieurs mois, voire des années. Vous pouvez ainsi chercher tous les biens en vente depuis plus d’un an, par code postal ou par département, ce qui peut être utile pour négocier avec le vendeur : il est plus facile de négocier le prix d’un bien en vente depuis 2 ans !

Les bonnes affaires

Petitscailloux.com répertorie également les annonces dont le prix est inférieur d’au moins 15% au prix moyen constaté sur la même zone. Excellent pour trouver une bonne affaire ! Il faut toutefois faire un peu de tri, parce que certains biens sont de fausses bonnes affaires : vous verrez passer des ruines (véridique),  des granges et autres choses de ce genre. Et ça fonctionne également avec les annonces de location !

L’intérêt de ce site est donc double : trouver les bonnes affaires et avoir en plus les outils pour négocier le meilleur prix !

En bonus : le site propose un plugin pour Firefox qui permet de visualiser directement l’historique d’une annonce lorsque vous faites des recherches sur SeLoger.com !

A mon avis, Petitscailloux.com est un outil incontournable pour toute personne à la recherche d’un logement ! Je vous le recommande chaudement !

Categories: Immobilier

La crise immobilière est confirmée par Friggit

11/06/2009 Aucun commentaire

Jacques Friggit est un économiste du Conseil général de l’environnement et du développement durable. Il publie régulièrement des statistiques liées à l’immobilier. Il est particulièrement connu pour les graphiques qu’il réalise à partir de ces données.

Rappelons que les chiffres utilisés par Friggit proviennent de l’INSEE et des notaires eux-mêmes, par opposition aux chiffres publiés dans les médias qui proviennent souvent des agences immobilières ou des sites Internet d’annonces immobilières.

Les données ont été mises à jour le 9 juin 2009.

L’une de ces courbes (page 2, graphique 2.1 sur le document Graphiques sur longue période) décrit l’évolution des prix des logements anciens par rapport au revenu disponible des ménages (le pouvoir d’achat, pour simplifier). C’est ainsi que l’on peut observer que cet indice est resté relativement constant depuis 1965 jusque vers la fin des années 90 : il est resté dans ce qu’on appelle le tunnel de Friggit. Il en est ensuite sorti et a explosé pour atteindre un sommet en 2007-2008. Depuis 2008, on assiste à une baisse spectaculaire qui est confirmée par la mise à jour des chiffres à mai 2009, venant ainsi contredire les annonces de reprise publiées un peu partout.

Un autre point intéressant à notre est que le montant total des transactions chute bien plus rapidement que l’indice des prix. Ce qui signifierait que le nombre de ventes est en chute libre tandis que les prix résistent mieux à la baisse : le marché immobilier est en train de se geler.
C’est aussi ce que je constate depuis que je m’intéresse à mon marché immobilier local. Les acheteurs sont très frileux (d’après les agents immobiliers, il y a toujours beaucoup de visites mais peu d’achats en réalité) tandis que les vendeurs restent réticents à baisser leurs prix, ce qui se solde par un bien invendu. J’ai d’ailleurs visité plusieurs logements en vente depuis plus de 18 mois.

La crise immobilière ne semble pas prête de s’arrêter !

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L’investissement immobilier locatif : calcul de rentabilité

04/06/2009 3 commentaires

Après avoir passé en revue les bases de l’investissement immobilier locatif, je vais m’attaquer à un point plus épineux : le calcul de rentabilité. En effet, comme tout investissement, sa rentabilité est un point fondamental qui mérite beaucoup d’attention. Ne prenez pas ce calcul à la légère, sans quoi vous pourriez réaliser un investissement désastreux !

Pour commencer, assurez-vous de comprendre ce qu’est un taux de rendement. Dans le cas d’un placement sur un livret par exemple, la banque affiche un taux de rendement de 2% par an, ou 2 pour 100 par an. Cela signifie que si vous décidez de mettre 100 euros sur ce livret pendant un an, la banque vous payera 2 euros. Si vous placez 200 euros, vous recevrez 4 euros. Pour 300 euros, vous recevrez 6 euros, et ainsi de suite.

Dans le cas d’un investissement locatif immobilier, le principe est similaire. Au lieu de placer votre argent sur un livret, vous achetez un logement. Au lieu de recevoir des intérêts de la banque, vous percevez des loyers. En tant qu’investisseur, vous voudrez évidemment estimer, avant d’acheter, le taux de rendement de votre investissement. Dans le cas de l’investissement immobilier locatif, on parle de calcul de rentabilité plutôt que de taux de rendement, mais il n’y a pas, à ma connaissance, de différence entre les deux.

Il existe de nombreuses façons de réaliser ce calcul de rentabilité et chaque investisseur a sa méthode préférée. Certaines vont même jusqu’à intégrer les particularités fiscales de l’investisseur, mais je préfère laisser volontairement cet aspect de côté, car, comme je l’avais noté dans l’article précédent, la défiscalisation ne doit pas être un objectif en soi (mais plutôt la cerise sur le gâteau !). J’ai choisi de vous présenter les deux méthodes qui vous serviront le plus et qui sont, à mon avis, les plus simples à utiliser.

Le calcul de rentabilité brute

C’est la méthode utilisée par les agents immobiliers. Le taux ainsi calculé est celui que vous retrouverez éventuellement sur les annonces de vente. C’est aussi le taux le plus éloigné de la réalité, car il ne prend pas en compte les coûts liés au logement. Son avantage, c’est qu’il permet très rapidement d’avoir une idée du rendement de l’investissement, afin par exemple de comparer deux annonces. Son calcul est très simple : vous multipliez le loyer mensuel hors charges par 12 (pour avoir le revenu annuel), vous divisez ce montant par le prix d’achat du logement (tous frais inclus : frais d’agence, de notaire, etc.), et vous multipliez par 100. Dans le cas d’un logement acheté 100 000 euros et loué 500 euros par mois :

  • 500 x 12 = 6 000
  • 6 000 / 100 000 = 0.06
  • 0.06 x 100 = 6, donc le taux de rentabilité brute de cet investissement serait de 6%

Le calcul de rentabilité nette de frais et charges

Cette méthode permet d’avoir une idée plus proche de la réalité de la rentabilité de l’investissement, sans être  compliquée pour autant. Le but ici est de prendre en compte dans le calcul tous les frais et charges liés à ce logement, que l’on retire des loyers perçus. En général, on retient les coûts suivants :

  • Taxe foncière : comptez un mois de loyer si vous n’en avez aucune idée. Renseignez-vous à la mairie si nécessaire. Dans notre exemple : 500 euros.
  • Les charges non récupérables auprès des locataires : les honoraires de syndic par exemple. Variable d’un logement à un autre, renseignez vous auprès du vendeur. Dans notre exemple je n’en compte pas.
  • Les vacances locatives : il s’agit des mois pendant lesquels vous ne percevez pas de loyer, lors d’un changement de locataire. Personnellement je compte un mois par an. Pour un studio je suggèrerais même 2 mois par an. Dans notre exemple : 500 euros.
  • Assurance propriétaire non occupant (PNO) : très variable, personnellement je compte 5% du loyer annuel. Dans notre exemple : 300 euros.
  • Assurance loyers impayés : à mon avis indispensable, comptez 3% du loyer annuel. Dans notre exemple : 180 euros.
  • Frais de gestion du bien par une société : si vous confiez la gestion à une agence immobilière par exemple, comptez également les frais payés. Dans notre exemple : 0 euros, je compte gérer le bien moi-même.
  • Frais d’entretien divers : le logement aura besoin de réparations et d’entretien divers, comptez au minimum un mois de loyer. Dans notre exemple : 500 euros.

Ca a l’air compliqué mais il n’en est rien. Voyez plutôt :

  • 500 x 12 = 6 000 (loyers perçus, par an)
  • 6 000 – 500 (taxe foncière) – 500 (vacances locatives) – 300 (assurance PNO) – 180 (assurance loyers impayés) – 500 (entretien) = 4 020
  • 4 020 / 100 000 = 0,0402
  • 0,0402 x 100 = 4,02, donc le taux de rentabilité nette de frais et charges de cet investissement serait de 4,02%.

J’espère n’avoir rien oublié dans mes calculs, si vous voyez des erreurs ou des oublis n’hésitez pas à laisser un message !

Pour finir, je voudrais rappeler deux choses qui me paraissent importantes :

  • Ces calculs ne sont que des estimations, la réalité sera probablement différente ! L’immobilier comprend des incertitudes que le calcul ne peut qu’essayer d’estimer.
  • Je ne suis pas un expert financier ou expert immobilier, seulement un particulier qui s’intéresse à toutes sortes d’investissements. Encore une fois, si vous pensez qu’il y a des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part !