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Fonds d’urgence : combien d’argent pour les coups durs ?

21/04/2010 2 commentaires

Si vous êtes un lecteur régulier des blogs sur les finances personnelles en général, et ZeroDette.com en particulier, vous entendez régulièrement parler des fonds d’urgence (ou fonds de secours). Et si vous n’êtes pas un lecteur régulier, je vous propose de recevoir tous les nouveaux articles par e-mail, par RSS ou par Twitter ! :-)

Petit rappel pour les nouveaux lecteurs : un fonds d’urgence (ou fonds de secours) est une réserve d’argent que vous gardez sur un compte non bloqué, un livret d’épargne par exemple. Cet argent doit être disponible (pas de compte bloqué !) tout de suite en cas de problème (une réparation indispensable dans votre logement ou sur votre voiture par exemple).

Le but est d’éviter de devoir recourir à un emprunt à court terme (ou prêt à la consommation) ou de passer en découvert (qui est aussi une forme d’emprunt). Si vous n’avez pas encore de fonds de secours, je vous invite à le créer sans plus attendre !

Quand on parle de créer un fonds d’urgence, la première question qui vient dans la discussion est : combien garder sur ce compte ? 1 000 euros ? 10 000 euros ? Comment faire si je n’ai que 100 euros à mettre de côté ?

Pour commencer, peu importe combien vous pouvez épargner actuellement. Même si c’est 50 ou 100 euros, commencez tout de suite. Ce fonds d’urgence est trop important pour votre santé financière (et votre santé tout court : fini le stress quand la voiture tombe en panne), ne remettez pas sa création à plus tard. Chaque mois, rajoutez un peu plus d’argent sur ce compte, jusqu’à atteindre votre objectif.

Oui mais justement, quel objectif ? Il n’y a pas de réponse universelle à cette question. Personnellement, je vous suggère d’avoir 1 000 euros en réserve au minimum. C’est un chiffre rond et surtout ça permet d’assurer la plupart des réparations sur une voiture, même les plus lourdes.

Une fois cet objectif atteint, calculez combien vous dépensez chaque mois, au total, tout compris. C’est le coût de votre train de vie. Chaque mois vous dépensez 2 000 euros par exemple. Ce qui veut dire que si vous perdez votre revenu, vous devrez sortir 2 000 euros tous les mois de votre épargne.

Il serait donc judicieux de garder en réserve l’équivalent de plusieurs mois de dépenses. Combien de mois ? Encore une fois, tout dépend de votre situation personnelle. Si vous estimez pouvoir trouver un travail en 3 mois par exemple, gardez l’équivalent de 3 mois de dépenses, au moins. Evidemment, rien ne vous empêche de vous fixer un objectif plus élevé, si vous le pouvez ! Pour ma part, j’ai maintenant l’objectif d’avoir au moins l’équivalent de 6 mois de dépenses en réserve.

Quoi qu’il en soit, si vous n’avez pas encore de fonds d’urgence, je vous suggère fortement de le créer sans plus attendre !

Et vous, avez vous un fonds d’urgence ? Combien gardez vous en réserve ?

Les livrets d’épargne : choisir un livret réglementé

15/04/2010 Aucun commentaire

Ceci est la seconde partie d’une série d’articles sur les livrets d’épargne (ou comptes d’épargne). La première partie abordait la différence entre livrets réglementés et livrets non réglementés. Nous allons maintenant voir ensemble les caractéristiques des différents livrets réglementés (taux, plafonds, conditions d’accès). Le but est de vous permettre de choisir le livret réglementé le plus adapté à votre situation.

Pour rappel : les livrets réglementés ont l’avantage particulier d’être défiscalisés. Vous ne payez ni impôts, ni cotisations sociales sur les intérêts que vous touchez. En revanche chaque individu ne peut détenir qu’un seul livret réglementé de chaque type.

Les conditions décrites ici sont les conditions applicables à un particulier, à la date d’aujourd’hui.

Le Livret A (ou livret bleu pour le Crédit Mutuel)

  • Taux : 1,25%
  • Plafond : 15 300 euros
  • Conditions : accessible à tout particulier sans condition de ressources ou d’âge.

Le livret d’épargne populaire (LEP)

  • Taux : 1,75%
  • Plafond : 7 700 euros
  • Conditions : avoir payé moins de 757 euros d’impôts en 2009, un seul compte par contribuable et maximum deux par foyer fiscal (dans le cas d’un couple marié ou pacsé). Il n’est pas possible d’ouvrir un LEP pour ses enfants.

Le livret de développement durable (LDD)

  • Taux : 1,25%
  • Plafond : 6 000 euros
  • Conditions : accessible à toute personne ayant son domicile fiscal en France. Un seul compte par personne, maximum deux par foyer fiscal (dans le cas d’un couple marié ou pacsé).

Le livret jeune

  • Taux : selon les banques, entre 2% et 4,75% (chaque banque est libre de fixer ce taux)
  • Plafond : 1 600 euros
  • Conditions : avoir entre 12 et 25 ans (sur autorisation du représentant légal pour les mineurs) et résider en France. Particularité : certaines banques proposent d’y associer une carte de retrait (mais pas de carte de paiement).

Le compte épargne logement (CEL)

  • Taux : 0,75%
  • Plafond : 15 300 euros
  • Conditions : accessible à tout particulier. Particularité : il permet d’obtenir des prêts à taux préférentiel pour le financement de son logement (des travaux par exemple) auxquels s’ajoutent une prime de l’Etat.

Quel livret choisir ?

Les moins de 25 ans peuvent sans hésiter choisir le livret jeune. Sinon, le choix dépend de votre situation personnelle. Si vous avez un projet immobilier, le CEL peut être intéressant. Du point de vue du taux, le LEP est le meilleur livret (si vous remplissez les conditions), à défaut choisissez le livret A. Une fois rempli, vous pourrez passer au LDD qui, a priori, est le moins intéressant de tous ces livrets et utile uniquement si vous avez atteint le plafond de vos autres livrets.

Pour rappel, vous pouvez cumuler ces comptes, par exemple avoir un LEP, un livret A et un LDD pour un total de 29 000 euros (défiscalisés et garantis).

Nous voilà à la fin de la seconde partie. Au programme pour la suite, sur le même sujet : les meilleurs offres de livrets non réglementés sur le marché actuellement.

Les livrets d’épargne : les bases

13/04/2010 Aucun commentaire

Une fois n’est pas coutume, je voudrais vous présenter un sujet un peu plus technique que d’habitude : les livrets d’épargne, ou comptes d’épargne. Un peu plus technique donc, mais on ne va pas non plus se donner une migraine, juste essayer de comprendre les différences entre les livrets. Le but est de vous donner tous les éléments afin de choisir le compte qui vous conviendra le mieux.

Le sujet étant assez vaste, je l’ai divisé en plusieurs parties. Ceci est la première partie.

Si vous souhaitez placer de l’argent à la banque tout en ayant la possibilité d’avoir accès à cet argent à tout moment sans restriction, les livrets d’épargne, ou comptes d’épargne, répondront exactement à vos besoins. C’est le type de placement le plus sûr qui existe sur le marché. Puisque l’argent n’est pas bloqué, un livret d’épargne est idéal pour constituer un fonds d’urgence, par exemple.

Il existe de nombreux types de livrets que je classerai en deux catégories :

1. Les livrets réglementés sont des comptes dont la rémunération (en particulier le taux d’intérêt), les conditions d’accès et/ou le plafond sont fixés par l’Etat.

Ils ont l’avantage particulier d’être défiscalisés : vous ne payez ni impôts, ni cotisations sociales sur les intérêts que vous touchez. En revanche chaque individu ne peut détenir qu’un seul livret réglementé de chaque type.

Dans cette catégorie on trouve :

  • Le Livret A (ou livret bleu pour le Crédit Mutuel)
  • Le livret d’épargne populaire (LEP)
  • Le livret de développement durable (LDD)
  • Le livret jeune
  • Le compte épargne logement (CEL) (à ne pas confondre avec le plan épargne logement (PEL) qui, lui, est bloqué)

2. Les livrets d’épargne non réglementés : appelés parfois super livrets, ces comptes ont des conditions fixées librement par chaque banque. Leur plafond (quand il y en a un) est généralement bien plus élevé que ceux des livrets réglementés et vous pouvez détenir autant de comptes que vous le souhaitez.

En revanche, ces livrets sont soumis à l’impôt sur le revenu soit lors de votre déclaration annuelle, soit par le prélèvement forfaitaire libératoire (PLF). Ils sont également soumis aux prélèvements sociaux. Au total, ça nous fait 30,10% d’impôts à l’heure où je vous écris.

Ce qui veut dire qu’un super livret à 2,50% bruts vous rapporte en réalité 1,75% (mieux qu’un livret A qui est à 1,25% actuellement).

Ne vous laissez pas impressionner par toutes ces informations. Le plus important à retenir est que, dans tous les cas, votre argent est toujours disponible et les intérêts garantis (pas de surprises).

Nous voilà à la fin de la première partie. Au programme pour la suite, sur le même sujet : les caractéristiques des différents livrets réglementés (taux, plafonds, conditions d’accès) et les meilleurs offres de livrets non réglementés sur le marché actuellement.

Un Européen sur trois ne peut pas faire face à une dépense imprévue

29/05/2009 Aucun commentaire

Eurostat, l’Office statistique des Communautés européennes, vient de publier les données extraites de l’enquête statistique de l’Union Européenne sur le revenu et les conditions de vie. Le résultat est édifiant : un Européen sur trois est incapable de faire face à une dépense imprévue. Une enquête similaire réalisée de l’autre côté de l’Atlantique par l’Association des comptables généraux accrédités du Canada donne des résultats proches : un Canadien sur quatre se retrouverait en difficulté face à une dépense imprévue

De ces statistiques nous pouvons tirer deux informations :

  • Si ces ménages ne peuvent pas faire face aux imprévus, c’est qu’ils n’ont pas de fonds de secours (ou fonds d’urgence comme vous voulez) suffisant. Et pourtant, il s’agit là d’un des principes fondamentaux des finances personnelles et la base la plus élémentaire d’une bonne santé financière. Sans parler de la tranquilité d’esprit que cela apporte. Si vous n’avez pas encore de fonds de secours, commencez-le tout de suite sans plus attendre !
  • Si une dépense imprévue survient (comme par exemple une voiture à réparer, un lave linge à remplacer, etc.), ces ménages risquent de se trouver immédiatement dans une situation catastrophique. Sans fonds de secours, il leur faudra immédiatement réduire leurs dépenses de façon drastique et mettre en place un plan d’urgence.

Si vous souhaitez plus d’informations, comme les statistiques de chaque pays par exemple, vous pouvez consulter le communiqué complet d’Eurostat.

Enfin, il est important de noter que les chiffres datent de 2007 pour l’Europe et 2008 pour le Canada. Sans doute sont-ils encore moins bons aujourd’hui en 2009 !

Peut-on ouvrir un compte à la Banque de France ?

07/10/2008 8 commentaires

Face aux faillites et autres graves difficultés auxquelles sont confrontées les organismes financiers en général et les banques en particulier, nombreux sont ceux qui voudraient mettre leurs précieuses économies à l’abri du danger. L’une des solutions envisagées pourrait être de mettre son argent en sécurité dans les coffres de la Banque de France. Mais est-ce seulement possible pour un particulier d’ouvrir un compte courant à la Banque de France ?

J’ai cherché un peu sur Google et quelques forums, sans trouver de réponse satisfaisante. Je me suis alors tourné vers les textes de loi et j’ai trouvé la réponse : un particulier pouvait ouvrir un compte courant à la Banque de France jusqu’en 1993. Mais ce n’est plus possible depuis la loi du 4 août 1993 :

Art. 17. - Peuvent être titulaires de comptes à la Banque de France :

1° Les organismes régis par les dispositions de la loi n° 84-46 du 24 janvier 1984 relative à l’activité et au contrôle des établissements de crédit ;

2° Le Trésor public, les services financiers de La Poste, l’institut d’émission des départements d’outre-mer, l’institut d’émission d’outre-mer et la Caisse des dépôts et consignations ;

3° Les sociétés de bourse régies par la loi n° 88-70 du 22 janvier 1988 sur les bourses de valeurs ;

4° Les banques centrales étrangères et les établissements de crédit étrangers ;

5° Les organismes financiers internationaux et les organisations internationales ;

6° Dans les conditions fixées par le Conseil général, les agents de la Banque de France, ainsi que toute autre personne titulaire de comptes de clientèle à la Banque de France à la date de publication de la présente loi ;

7° Tout autre organisme ou personne expressément autorisés par décision du Conseil général à ouvrir un compte à la Banque de France.

Il faudra donc trouver une autre solution pour mettre ses économies à l’abri des tempêtes boursières !

Pour ma part, je m’oriente vers l’investissement immobilier locatif (pensez à calculer la rentabilité de votre investissement immobilier avant de vous lancer) et l’achat d’or.