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Investissez tôt et profitez des intérêts composés

04/01/2011 20 commentaires

Article invité proposé par Martin, auteur de candix.fr. J’apprécie beaucoup son approche, qui consiste à s’enrichir progressivement, à se préparer sereinement aux coups durs tout en continuant à se faire plaisir, et finalement devenir plus riche en gérant mieux son argent, tout simplement !

L’intérêt est la rémunération touchée par une personne plaçant de l’argent au sein d’une institution financière. Les intérêts sont dits composés, car à chaque nouvelle année on touche des intérêts sur le capital et sur les intérêts préalablement gagnés.

Intérêts simples contre intérêts composés

Voyons la différence entre intérêts simples (basés sur le capital initial) et intérêts composés. Imaginons que quelqu’un investisse 10 000 euros à l’âge de 20 ans dans un placement rémunéré 6% l’an en vue de préparer la retraite. Tous les montants sont en euros.

Les intérêts composés vous le voyez ne font pas gagner beaucoup plus au début que les intérêts simples (382 euros les 5 premières années), mais plus vous investissez sur le long terme, plus vous y gagnez (103 000 euros vs 34 000 euros au moment de la retraite).

Investissez tôt, c’est le meilleur conseil à vous donner.

Procédons maintenant à deux études de cas.

Première étude de cas : Adam et Benjamin.

Retenons trois hypothèses :

  • Adam investit 250 euros par mois dès 20 ans jusqu’à 30 ans et arrête complètement d’économiser ensuite,
  • Benjamin investir 250 euros par mois dès 30 ans jusqu’à 60 ans,
  • L’argent est placé sur un mix immobilier/bourse/épargne qui garantit des rendements moyen de 7% par an.

Qui a le plus d’argent à 60 ans ? Adam qui a investit 250 euros par mois durant 10 ans ou Benjamin qui a investit 250 euros par mois durant 30 ans.

Réponse : Adam a investi 3 fois moins que Benjamin mais aura 337 609 euros à 60 ans contre seulement 306 219 euros pour Benjamin, qui a pourtant investi 3 fois plus.

Voici un graphique montrant le capital dont disposent Adam et Benjamin avec le temps.

Première remarque

Benjamin a investi 3 fois plus mais est plus pauvre qu’Adam. Il lui faudrait épargner encore 3 000 euros par an jusqu’à ses 80 ans pour rattraper Adam qui n’a pourtant investi que 10 ans. C’est pourquoi je le répète : commencez à investir tôt pour bénéficier des intérêts composés. Mieux vaut investir des petits sommes plus tôt que des grosses sommes plus tard.

Seconde remarque

Zoomons maintenant sur Adam.

Comme vous pouvez le voir, au bout de 10 ans, la hausse de sa fortune ralentit fortement puisqu’Adam décide d’arrêter d’investir le moindre centime. Toutefois, les intérêts prennent rapidement le relais puisque 10 ans plus tard, la croissance de sa richesse est plus importante que jamais.

Seconde étude de cas : préparer sa retraite

Épargner permet de préparer sa retraite. C’est un point capital puisque nous n’aurons sans doute pas de retraite.

On part du principe que l’inflation moyenne est de 2% par an et que sur le long terme atteindre un rendement de 7% par an n’a rien de difficile à qui sait s’y prendre, avec un mix d’investissement : immobilier avec un peu d’effet levier, bourse, etc.

Imaginons un couple dont les deux conjoints ont 28 ans et qui veut disposer d’un niveau de vie correct (40 000 euros net par an) en retraite, de quoi voyager un peu et manger au restaurant, mais pas assez pour faire des folies.

Ce couple se demande combien il doit économiser, acceptant d’économiser tous les ans la même partie de leurs revenus. Ils estiment que leurs revenus augmentent de 2% par an suivant l’inflation, et doivent donc épargner 2% de plus par an.

Âge actuel du couple 28
Âge de départ en retraite souhaité 60
Espérance de vie estimé 90
Besoin d’épargne au moment du départ à la retraite 1,15 millions d’euros
Première épargne 8 410 euros par an

Si ce même couple avait commencé à économiser dès 24 ans, l’effort d’épargne serait largement plus abordable.

Âge actuel du couple 24
Âge de départ en retraite souhaité 60
Espérance de vie estimé 90
Besoin d’épargne au moment du départ à la retraite 1,24 millions d’euros
Première épargne 6 626 euros par an

Prenons maintenant un couple qui se contente de 25 000 euros par an. Il place l’argent à 8% d’intérêts et épargne 2% de plus par an. Le couple a 23 ans, veut être retraité à 50 ans et compte large : 100 ans d’espérance de vie.

Âge actuel du couple 23
Âge de départ en retraite souhaité 50
Espérance de vie estimé 100
Besoin d’épargne au moment du départ à la retraite 0,67 millions d’euros
Première épargne 6 403 euros par an

On le voit, pour un couple de classe moyenne dont les conjoints gagnent chacun 1600 euros et épargnant 15% de leurs revenus (soit 480 euros d’épargne par mois, soit 5 760 euros par an), épargner pour préparer sa retraite est très accessible. Le dernier cas montre qu’un couple moyen peut partir en retraite dès 50 ans… ou, s’il attend 60 ans, peut avoir une retraite très confortable.

Et en cas d’accident de la vie, on a de quoi faire : ainsi si le dernier couple divorce ou si l’un des conjoints est licencié 15 ans plus tard, ils disposent déjà d’une petite cagnotte de 172 658 euros pour faire face !

En prévoyant de vivre 100 ans, le couple a besoin d’investir la première année 6 403 euros, contre 6 103 euros s’il avait fait le même calcul sur une base de 90 ans. Cela représente à peine 25 euros de plus par mois. En investissant seulement 25 euros de plus par mois, ils se donnent une grande sécurité.

Et si par grande malchance, ils ne vivent que 90 ans, ils laisseront un agréable patrimoine de 684 000 euros à leurs héritiers… en ayant seulement investit 25 euros de plus par mois !

Fonds d’urgence : combien d’argent pour les coups durs ?

21/04/2010 4 commentaires

Si vous êtes un lecteur régulier des blogs sur les finances personnelles en général, et ZeroDette.com en particulier, vous entendez régulièrement parler des fonds d’urgence (ou fonds de secours). Et si vous n’êtes pas un lecteur régulier, je vous propose de recevoir tous les nouveaux articles par e-mail, par RSS ou par Twitter ! :-)

Petit rappel pour les nouveaux lecteurs : un fonds d’urgence (ou fonds de secours) est une réserve d’argent que vous gardez sur un compte non bloqué, un livret d’épargne par exemple. Cet argent doit être disponible (pas de compte bloqué !) tout de suite en cas de problème (une réparation indispensable dans votre logement ou sur votre voiture par exemple).

Le but est d’éviter de devoir recourir à un emprunt à court terme (ou prêt à la consommation) ou de passer en découvert (qui est aussi une forme d’emprunt). Si vous n’avez pas encore de fonds de secours, je vous invite à le créer sans plus attendre !

Quand on parle de créer un fonds d’urgence, la première question qui vient dans la discussion est : combien garder sur ce compte ? 1 000 euros ? 10 000 euros ? Comment faire si je n’ai que 100 euros à mettre de côté ?

Pour commencer, peu importe combien vous pouvez épargner actuellement. Même si c’est 50 ou 100 euros, commencez tout de suite. Ce fonds d’urgence est trop important pour votre santé financière (et votre santé tout court : fini le stress quand la voiture tombe en panne), ne remettez pas sa création à plus tard. Chaque mois, rajoutez un peu plus d’argent sur ce compte, jusqu’à atteindre votre objectif.

Oui mais justement, quel objectif ? Il n’y a pas de réponse universelle à cette question. Personnellement, je vous suggère d’avoir 1 000 euros en réserve au minimum. C’est un chiffre rond et surtout ça permet d’assurer la plupart des réparations sur une voiture, même les plus lourdes.

Une fois cet objectif atteint, calculez combien vous dépensez chaque mois, au total, tout compris. C’est le coût de votre train de vie. Chaque mois vous dépensez 2 000 euros par exemple. Ce qui veut dire que si vous perdez votre revenu, vous devrez sortir 2 000 euros tous les mois de votre épargne.

Il serait donc judicieux de garder en réserve l’équivalent de plusieurs mois de dépenses. Combien de mois ? Encore une fois, tout dépend de votre situation personnelle. Si vous estimez pouvoir trouver un travail en 3 mois par exemple, gardez l’équivalent de 3 mois de dépenses, au moins. Evidemment, rien ne vous empêche de vous fixer un objectif plus élevé, si vous le pouvez ! Pour ma part, j’ai maintenant l’objectif d’avoir au moins l’équivalent de 6 mois de dépenses en réserve.

Quoi qu’il en soit, si vous n’avez pas encore de fonds d’urgence, je vous suggère fortement de le créer sans plus attendre !

Et vous, avez vous un fonds d’urgence ? Combien gardez vous en réserve ?

Les livrets d’épargne : choisir un livret non réglementé

20/04/2010 4 commentaires

Ceci est la troisième et dernière partie d’une série d’articles sur les livrets d’épargne (ou comptes d’épargne). La première partie abordait la différence entre livrets réglementés et livrets non réglementés. La seconde partie présentait les caractéristiques des différents livrets réglementés (taux, plafonds, conditions d’accès) pour vous permettre de choisir celui qui vous convient. Nous allons maintenant voir ensemble pourquoi les livrets non réglementés peuvent également vous intéresser, en particulier depuis que le plus populaire des livrets réglementés, le livret A, vous fait perdre de l’argent !

Caractéristiques

Pour rappel, les livrets non réglementés, appelés parfois super livrets, ont des conditions fixées librement par chaque banque. Leur plafond (quand il y en a un) est généralement bien plus élevé que ceux des livrets réglementés et vous pouvez détenir autant de comptes que vous le souhaitez. Dans tous les cas, votre argent est toujours disponible.

Fiscalité

En revanche, ces livrets sont soumis à l’impôt sur le revenu soit lors de votre déclaration annuelle, soit par le prélèvement forfaitaire libératoire (PLF). Ils sont également soumis aux prélèvements sociaux. Au total, ça nous fait 30,10% d’impôts à l’heure où je vous écris.

Ce qui veut dire qu’un super livret à 2,50% bruts vous rapporte en réalité 1,75% (mieux qu’un livret A qui est à 1,25% actuellement).

Gardez bien en mémoire que les taux proposés pour ces super livrets sont des taux bruts, c’est-à-dire avant imposition. C’est le cas pour toutes les offres citées sur ce blog.

Banque en ligne ou banque traditionnelle ?

Etant donné que chaque banque peut décider librement des caractéristiques de ses livrets non réglementés (en particulier le taux d’intérêt), vous pouvez comparer les offres comme vous comparez les prix dans un supermarché.

En général, les banques traditionnelles ont des offres peut intéressantes. Il me semble que la mienne propose une rémunération de 1% par exemple.

En revanche, les banques en ligne se livrent une compétition acharnée pour attirer un maximum de clients. Les taux d’intérêt que j’ai pu relever aujourd’hui vont de 1,25% (comme un livret A) à 2,50%. Dans certains cas, elles proposent même des taux promotionnels de 2,90% à 5%, ce qui veut dire que votre épargne sera rémunérée à ce taux promotionnel pendant quelques mois.

Voilà qui conclut cette série sur les livrets d’épargne. J’espère vous avoir éclairé suffisamment sur le sujet pour vous permettre de faire votre choix. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser !

Les livrets d’épargne : choisir un livret réglementé

15/04/2010 2 commentaires

Ceci est la seconde partie d’une série d’articles sur les livrets d’épargne (ou comptes d’épargne). La première partie abordait la différence entre livrets réglementés et livrets non réglementés. Nous allons maintenant voir ensemble les caractéristiques des différents livrets réglementés (taux, plafonds, conditions d’accès). Le but est de vous permettre de choisir le livret réglementé le plus adapté à votre situation.

Pour rappel : les livrets réglementés ont l’avantage particulier d’être défiscalisés. Vous ne payez ni impôts, ni cotisations sociales sur les intérêts que vous touchez. En revanche chaque individu ne peut détenir qu’un seul livret réglementé de chaque type.

Les conditions décrites ici sont les conditions applicables à un particulier, à la date d’aujourd’hui.

Le Livret A (ou livret bleu pour le Crédit Mutuel)

  • Taux : 1,25%
  • Plafond : 15 300 euros
  • Conditions : accessible à tout particulier sans condition de ressources ou d’âge.

Le livret d’épargne populaire (LEP)

  • Taux : 1,75%
  • Plafond : 7 700 euros
  • Conditions : avoir payé moins de 757 euros d’impôts en 2009, un seul compte par contribuable et maximum deux par foyer fiscal (dans le cas d’un couple marié ou pacsé). Il n’est pas possible d’ouvrir un LEP pour ses enfants.

Le livret de développement durable (LDD)

  • Taux : 1,25%
  • Plafond : 6 000 euros
  • Conditions : accessible à toute personne ayant son domicile fiscal en France. Un seul compte par personne, maximum deux par foyer fiscal (dans le cas d’un couple marié ou pacsé).

Le livret jeune

  • Taux : selon les banques, entre 2% et 4,75% (chaque banque est libre de fixer ce taux)
  • Plafond : 1 600 euros
  • Conditions : avoir entre 12 et 25 ans (sur autorisation du représentant légal pour les mineurs) et résider en France. Particularité : certaines banques proposent d’y associer une carte de retrait (mais pas de carte de paiement).

Le compte épargne logement (CEL)

  • Taux : 0,75%
  • Plafond : 15 300 euros
  • Conditions : accessible à tout particulier. Particularité : il permet d’obtenir des prêts à taux préférentiel pour le financement de son logement (des travaux par exemple) auxquels s’ajoutent une prime de l’Etat.

Quel livret choisir ?

Les moins de 25 ans peuvent sans hésiter choisir le livret jeune. Sinon, le choix dépend de votre situation personnelle. Si vous avez un projet immobilier, le CEL peut être intéressant. Du point de vue du taux, le LEP est le meilleur livret (si vous remplissez les conditions), à défaut choisissez le livret A. Une fois rempli, vous pourrez passer au LDD qui, a priori, est le moins intéressant de tous ces livrets et utile uniquement si vous avez atteint le plafond de vos autres livrets.

Pour rappel, vous pouvez cumuler ces comptes, par exemple avoir un LEP, un livret A et un LDD pour un total de 29 000 euros (défiscalisés et garantis).

Nous voilà à la fin de la seconde partie. Au programme pour la suite, sur le même sujet : les meilleurs offres de livrets non réglementés sur le marché actuellement.

Les livrets d’épargne : les bases

13/04/2010 2 commentaires

Une fois n’est pas coutume, je voudrais vous présenter un sujet un peu plus technique que d’habitude : les livrets d’épargne, ou comptes d’épargne. Un peu plus technique donc, mais on ne va pas non plus se donner une migraine, juste essayer de comprendre les différences entre les livrets. Le but est de vous donner tous les éléments afin de choisir le compte qui vous conviendra le mieux.

Le sujet étant assez vaste, je l’ai divisé en plusieurs parties. Ceci est la première partie.

Si vous souhaitez placer de l’argent à la banque tout en ayant la possibilité d’avoir accès à cet argent à tout moment sans restriction, les livrets d’épargne, ou comptes d’épargne, répondront exactement à vos besoins. C’est le type de placement le plus sûr qui existe sur le marché. Puisque l’argent n’est pas bloqué, un livret d’épargne est idéal pour constituer un fonds d’urgence, par exemple.

Il existe de nombreux types de livrets que je classerai en deux catégories :

1. Les livrets réglementés sont des comptes dont la rémunération (en particulier le taux d’intérêt), les conditions d’accès et/ou le plafond sont fixés par l’Etat.

Ils ont l’avantage particulier d’être défiscalisés : vous ne payez ni impôts, ni cotisations sociales sur les intérêts que vous touchez. En revanche chaque individu ne peut détenir qu’un seul livret réglementé de chaque type.

Dans cette catégorie on trouve :

  • Le Livret A (ou livret bleu pour le Crédit Mutuel)
  • Le livret d’épargne populaire (LEP)
  • Le livret de développement durable (LDD)
  • Le livret jeune
  • Le compte épargne logement (CEL) (à ne pas confondre avec le plan épargne logement (PEL) qui, lui, est bloqué)

2. Les livrets d’épargne non réglementés : appelés parfois super livrets, ces comptes ont des conditions fixées librement par chaque banque. Leur plafond (quand il y en a un) est généralement bien plus élevé que ceux des livrets réglementés et vous pouvez détenir autant de comptes que vous le souhaitez.

En revanche, ces livrets sont soumis à l’impôt sur le revenu soit lors de votre déclaration annuelle, soit par le prélèvement forfaitaire libératoire (PLF). Ils sont également soumis aux prélèvements sociaux. Au total, ça nous fait 30,10% d’impôts à l’heure où je vous écris.

Ce qui veut dire qu’un super livret à 2,50% bruts vous rapporte en réalité 1,75% (mieux qu’un livret A qui est à 1,25% actuellement).

Ne vous laissez pas impressionner par toutes ces informations. Le plus important à retenir est que, dans tous les cas, votre argent est toujours disponible et les intérêts garantis (pas de surprises).

Nous voilà à la fin de la première partie. Au programme pour la suite, sur le même sujet : les caractéristiques des différents livrets réglementés (taux, plafonds, conditions d’accès) et les meilleurs offres de livrets non réglementés sur le marché actuellement.